Générations Débats a fêté son premier anniversaire :
une ambiance chaleureuse





1 an déjà ...


une soirée de débats et de rencontres






Joyeux anniversaire GD !


Un gateau splendide ! Merci au chef patissier !







Le plus jeune adhérent de GD et sa maman !


Laurent Wauquiez face aux adhérents de GD !

Plus de 100 personnes présentes pour fêter et débattre !



GD: c'est aussi la convivialité !












Une grande séance de dédicaces




Chaque dédicace est mûrement réflechie ...

Quel Laurent a "chambré" l'autre ?


Happy birthday GD
et à bientôt pour de prochains débats variés, toujours conviviaux et respectant les idées de chacun !
L’art de faire de la politique au Bains-Douches !
Générations Débats : l’association a un an d’existence et déjà sept débats à son actif. De Claude Goasguen à Yann Wehrling en passant par Clémentine Autain ou Roselyne Bachelot, elle a reçu des personnalités de toute tendance politique. Le 26 septembre, le plus jeune député, Laurent Wauquiez, a accepté de répondre aux questions des membres de Générations Débats. Pas seulement un jeu de questions-réponses mais aussi l’occasion de fêter l’anniversaire de l’association.
Ambiance festive et sérieuse à la fois aux Bains-Douches le mardi 26 septembre. Générations Débats a choisi le célèbre temple des nuits parisiennes pour fêter ses un an. Après la dégustation du gâteau d’anniversaire, elle a invité Laurent Wauquiez à débattre. Le benjamin de l’Assemblée Nationale, 31 ans, est député UMP de la Haute-Loire. Il a été élu en 2004, lors d’une législative partielle provoquée par la nomination de Jacques Barrot à la Commission européenne. Détracteur des us et coutumes en vigueur au Palais Bourbon, M. Wauquiez profite du débat pour présenter son livre, « Un huron à l’Assemblée nationale ». Dans cet ouvrage, il a compilé de nombreuses anecdotes et remarques sur le fonctionnement de la Chambre basse.
Entre l’anniversaire du chanteur de R’nB Matt Pokora à un bout de la salle et la musique du bar à un autre bout, Laurent Wauquiez a dû donner de la voix pour faire passer ses idées auprès de la centaine de personnes présentes. Il a commencé par expliquer le titre de son livre. Le huron est le héros de « L’Ingénu » de Voltaire. Le huron, cet indien qui porte un regard décalé sur la France du siècle des Lumières, est un empêcheur de tourner en rond. « Chacun peut-être un huron pour remettre en cause quelque chose de trop bien établi », explique le député. « Je suis jeune, rebelle. Je critique » s’est-il exclamé.
Son livre est un travail de dénonciation « des choses surréalistes » qui l’ont choqué dans la vie politique française. Rude tâche à assumer puisque « c’est le dernier arrivé qui donne des leçons ». Il évoque alors un événement qui l’a étonné le jour même. Lors d’une discussion avec des internautes sur le forum du « Nouvel Observateur », l’ampleur du soupçon vis-à-vis du politique l’a « surpris ». En venant à Générations Débats, Laurent Wauquiez compte bien faire oublier la mauvaise image de l’Assemblée nationale dans l’opinion publique : ce n’est pas qu’une assemblée d’élus qui s’interpellent violemment dans une cacophonie, le mercredi, lors de la séance de questions au gouvernement.
Les questions des membres de Générations Débats sont directes et franches. L’un d’entre eux, Laurent, souligne que le diagnostic présenté dans le livre du député est très sombre. Il voudrait connaître les solutions préconisées pour faire aimer la politique aux Français. « La révolution est à faire dans les mentalités », lui répond patiemment le député, évoquant aussi les soucis de gestion et d’organisation du travail. « Il faudrait diviser par deux le nombre de députés et surtout réunir autour de chaque député une véritable équipe », explique l’élu.
M. Wauquiez en profite pour pointer du doigt l’amateurisme d’une partie des responsables politiques lors de la gestion des réformes. La bonne méthode pour réformer est, selon lui, celle de Tony Blair. « Un livre vert avec le diagnostic, un livre blanc avec les pistes de réforme puis le projet de loi », résume-t-il. Un chemin qui n’a pas été suivi pour le CPE (Contrat Première Embauche). « Le Premier ministre a gouverné à l’aveugle. Au début, il demandait des remontées des députés tous les 15 jours mais il a oublié progressivement cette force de propositions », poursuit-il. Le parlementaire dresse ensuite le portrait du député idéal : c’est avant tout un « élu de terrain qui fait remonter les idées ». Il déplore que le Parlement ait peu de poids en France, à la différence des systèmes institutionnels espagnol et allemand, où réside un véritable équilibre entre les pouvoirs exécutif et législatif.
Houda intervient pour demander si le qualificatif de « huron » peut être attribué à Ségolène Royal. « Elle a un talent incontestable : secouer les éléphants du Parti Socialiste », reconnaît Laurent Wauquiez. Et d’ajouter : « Mais être une femme ne tient pas lieu de programme politique ». Le député s’est fait un avis sur la présidente de la région Poitou-Charentes après l’avoir côtoyé au Palais Bourbon. « Ségolène Royal a un vrai problème de sincérité », précise-t-il, en mettant en cause son absentéisme lors des séances et son absence de participation aux commissions parlementaires.
Alexandre questionne l’invité sur un reproche souvent formulé aux élus : ils ne penseraient qu’à la prochaine élection. « Heureusement qu’il y a l’élection », s’exclame M. Wauquiez. « Je représente les électeurs, j’ai un contrat de confiance avec eux », ajoute-t-il. Toutefois, il admet que « la politique française consiste toujours à penser à l’étape d’après ». Et que lui aussi a été « brièvement » tenté par les jeux de pouvoir et la volonté de gravir rapidement les échelons. L’invité déconseille désormais cette attitude parce qu’« on ne pense jamais à bien faire son job du moment ».
« Quelle génération politique pourra changer la classe politique ? », s’interroge Westley. « Aujourd’hui, on est sur la fin d’une séquence. Les partis politiques les uns après les autres ont échoué à changer la vie politique », répond le député. Cette analyse conduit Virginie et Stéphane à vouloir savoir si ce diagnostic est isolé à l’UMP (Union pour un Mouvement Populaire). « Je veux dire tout fort ce que pas mal d’hommes politiques pensent en silence. En tout, une trentaine de députés partagent mon constat », estime Laurent Wauquiez.
Paul évoque la formation des élus et les lacunes qu’elle comporte. « La crise politique n’est pas uniquement due aux énarques », réplique le député de la Haute-Loire. « La vraie faillite des élites françaises vient du fait de leur enfermement dans un diplôme et un statut, acquis entre 23 et 25 ans, et dont elles ne sortent pas ensuite. On se construit au fur et à mesure de son parcours », rappelle-t-il. Et de regretter aussi le manque de formation des parlementaires : « On lâche un député dans le paysage institutionnel français et on lui dit « nage » ».
Le débat s’oriente sur la démagogie en politique. « Pendant la campagne législative de 2004, Arnaud Montebourg m’a vomi dessus. Sur des aspects personnels. Je ne crois pas que cela fait partie du jeu », soupire M. Wauquiez. Il continue : « Les campagnes sont des moments précieux. C’est le condensé des problèmes de la société à un moment donné. Avec en plus, un discours décomplexé ». Enfin, l’invité est questionné sur son ralliement à Nicolas Sarkozy en octobre 2005. « On a besoin de quelqu’un qui secoue les choses. Sarkozy a la force de ne pas se laisser dicter les débats et il veut des résultats », insiste l’élu, qui souligne que « Sarkozy donne sa chance à une nouvelle génération, comme Nathalie Kosciusko-Morizet, Jérôme Chartier, Valérie Pécresse… ».
Laurent Wauquiez révèle qu’il envisage de lancer avec d’autres jeunes parlementaires un courant baptisé Nouvelle vague. Et de conclure que la politique n’a pas seulement un « côté sombre et obscur » mais que chacun doit travailler « à lui redonner ses habits de lumière ». Ce que le jeune député a commencé à faire en dédicaçant son livre. Il y a eu d’ailleurs beaucoup plus d’ambiance ici que du côté de Matt Pokora. Comme quoi il est tout à fait possible de faire de la politique aux Bains-Douches !