| Rachid Kaci:Immigration,vers une politique cohérente ? |
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| Ecrit par Sébastien Demaret | |
| 15-03-2006 | |
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« Immigration : vers une politique cohérente ? » Le Mercredi 15 mars dernier au Starcooker², Générations Débats a eu le plaisir d’accueillir Monsieur Rachid Kaci, Président de la Droite Libre et Conseiller exécutif de l'UMP, qui a eu la gentillesse de remplacer « au pied levé » Monsieur Malek Boutih, indisponible. Rachid Kaci, un débatteur sans tabou ! Avant de se plonger dans le vif du sujet M. Rachid Kaci est revenu brièvement sur son parcours.Petit-fils d’imam, fils de musulmans très pratiquants, il passe une partie de son enfance dans les bidonvilles de Nanterre. Puis il s’installe à Suresnes et s’investit dans le milieu associatif en assurant des cours de soutien scolaire. En 1983, il participe à la marche des beurs puis décide de s’engager en politique en adhérant à SOS Racisme. Alors qu’il est de plus en plus déçu des orientations partisanes de l’association, des contacts avec des hommes politiques de droite (Charles Millon, Raymond Barre, Charles Pasqua) le conduisent à se rapprocher d’un courant plus libéral, incarné par Alain Madelin. Il se fait connaître lors de la première « affaire du voile » en 1989 car, pour lui, il « fallait traiter le sujet sur le plan de l’égalité hommes femmes » et non du seul point de vue de la laïcité. En 2002, il se présente à la Présidence de l’UMP face notamment à Alain Juppé, qui l’emportera. Quotas, discrimination positive : un débat animé Les premiers éléments de présentation faits, un débat animé démarre alors. Il précise d’emblée qu’il est « en phase avec Nicolas Sarkozy sur l’immigration choisie, qu’il est favorable à la politique des quotas et à la reconduite à la frontière des immigrés clandestins ». Les questions fusent ! Ouda, jeune participante, s’interroge alors sur les effets pervers possibles des quotas par profession : « On choisit quelle nationalité de plombier ? ». En effet, elle se demande sur quels critères la France peut choisir les plombiers, les facteurs ou les ingénieurs dont elle aurait besoin : nationalité, couleur de peau, considérations physiques et intellectuelles… Pour elle, il y a un vrai risque de discrimination par nationalité. Rachid Kaci profite de cette remarque pour indiquer que la France a tendance à enfermer les individus dans des cases et cite une anecdote: « l’école publique a même proposé à ses enfants nés en France d’apprendre la langue arabe et la culture marocaine » une proposition d’autant plus absurde que sa famille est d’origine algérienne. Un réel débat s’installe sur cette question. Un autre jeune a l’impression que certains immigrés s’intègrent plus facilement que d’autres. Ce qui entraîne cette réponse de l’invité : « je trouve que les maghrébins ne s’en sortent pas trop mal via les études ou le travail alors que les asiatiques sont très communautarisés ». Revenant sur novembre 2005, il analyse les émeutes urbaines tout à la fois comme « une déclaration d’amour à la France et une crise sociale ». Il rappelle qu’il n’est pas favorable à la discrimination positive sur une base ethnique ou religieuse et il trouve « même dangereux le concept de français musulman ou de préfet musulman ». Un jeune participant en profite pour lui demander s’il est favorable à la parité hommes-femmes, qui est l’exemple même de discrimination positive. Il répond qu’il est favorable à la seule parité car les femmes représentent la moitié de l’humanité. Ce qui a laissé perplexes certains débatteurs ne comprenant pas que l’on distingue la parité d’autres formes de discrimination positive. Préjugés, communautarisme, droit de vote des étrangers… Il a également tenu à tordre le cou à certains préjugés. Si 80% de la population carcérale est d’origine africaine, il ne faut pas en déduire pour autant qu’il y a un lien entre origine ethnique et délinquance. En fait, c’est souvent leur situation précaire (difficultés d’intégration et d’accès à l’emploi, problèmes de langue, de culture …) qui est la seule explication de ce chiffre. Par ailleurs, il s’oppose au communautarisme. Selon lui il est dangereux de laisser une communauté ethnique, sociale ou religieuse appliquer ses propres règles lorsqu’elles sont contraires aux lois de la République. Par exemple, il regrette que des piscines appliquent des horaires différents pour les hommes et les femmes pour des raisons religieuses. Concernant le droit de vote des étrangers aux élections locales, Rachid Kaci est sceptique. Il « pense qu’il vaut mieux favoriser l’accès à la nationalité ». Ce qui le conduit à affirmer qu’il est « inadmissible de patienter deux ans pour devenir français ». Enfin, interrogé sur des questions plus politiciennes, il pense qu’en 2007, Jean-Marie Le Pen fera son score habituel (entre 15 et 17%) au premier tour ; que le thème de l’immigration sera probablement, au cœur du débat présidentiel, tout en souhaitant vivement qu’il ne sera pas abordé par les différents candidats de façon caricaturale. |
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| Dernière mise à jour : ( 17-07-2006 ) |






Avant de se plonger dans le vif du sujet M. Rachid Kaci est revenu brièvement sur son parcours.
