| Stéphane Israël : Génération Fabius |
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| Ecrit par Sébastien Demaret | |||
| 29-11-2005 | |||
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Mardi 29 novembre, Générations Débats recevait Monsieur Stéphane Israël sur le thème : "Au lendemain du Congrès du Mans, le PS peut-il (encore) gagner la Présidentielle de 2007 ?"
Stéphane Israël : génération Fabius À peine installé au Starcooker², Stéphane Israël sort une pochette, rose bien sûr. Dedans, figurent des notes sur le thème du débat : "Au lendemain du congrès du Mans, le PS peut-il (encore) gagner la présidentielle de 2007 ?". Il ne s'en servira pas.![]() Au son de la musique du film "La leçon de piano", il donne une leçon de militantisme. Issu d'une famille très politisée, avec un « grand-père communiste bien que bourgeois », il tracte déjà à 15 ans pour le Parti socialiste à l'occasion des législatives de 1986. Ce qui lui vaut de tomber sur Jacques Chirac en campagne porte d’Auteuil... Puis il rejoint SOS Racisme avant de rédiger une revue de presse pour Robert Badinter. Pendant les grèves de décembre 1995, il envoie deux articles au quotidien Le Monde, qui les publie. Badinter lui présente alors Laurent Fabius : Stéphane Israël va devenir l’un des proches collaborateurs de l'ancien Premier ministre, son mentor en politique. Une motion de synthèse prévisible Militant à la section de Créteil (Val-de-Marne), il décortique pour Générations Débats le Congrès du Mans qui s’est tenu du 18 au 20 novembre 2005. Des contributions qui ont débouché sur 5 motions, des 53,7% obtenus par la motion Hollande aux 21% de celle de Fabius-Mélenchon-Lienemann, il passe en revue les rouages du PS. Il explique que la motion de synthèse était prévisible pour plusieurs raisons : François Hollande et Laurent Fabius la souhaitaient, le parti sortait de fortes divisions après le référendum sur la Constitution européenne et le contexte politique dominé par les violences urbaines incitait à un comportement responsable . Dans cette motion de synthèse, figurent quelques unes des mesures-phares proposées par Fabius, comme la renationalisation d'EDF ou le SMIC à 1 500 euros au cours de la prochaine législature.Concernant la présidentielle de 2007, M. Israël souligne que « le projet du parti n'est pas le projet du candidat », laissant la porte ouverte à une candidature Fabius, qu’il refuse toutefois d’inscrire hors du Parti socialiste. Il indique qu’une campagne interne au PS débouchera en novembre 2006 sur la désignation du candidat par les militants. Celui qui sera investi devra créer une dynamique forte avec ses partenaires de gauche et « être le moins contesté possible ». Fabius apte à rallier les militants Rappelant que les sondages ne sont fiables qu’une fois la campagne électorale lancée, Séphane Israël ne doute pas de la capacité de Fabius à obtenir le soutien des militants. Si lui-même a été séduit par celui qui fut le plus jeune Premier ministre de France, c’est pour plusieurs raisons : son identité littéraire, son appartenance à la famille mitterrandiste mais aussi ses convictions bien trempées en matière européenne. « L’Europe ne correspond plus à ce qu’attendent les Français. On voudrait tous un texte constitutionnel normal, c’est-à-dire avec 40 articles et non 400 ! », lance-t-il.![]() Convaincu que la gauche aurait plus de facilités à combattre Sarkozy que Villepin en 2007 parce que le président de l’UMP « fait clivage », M. Israël revient à la question initiale en répondant résolument « oui ». « À deux ans d’une élection présidentielle, rien n’est joué, ni pour un camp, ni pour un homme », affirme-t-il. Pourtant, il est persuadé que « face à la droite, la gauche devra incarner le volontarisme, le changement, l’espérance individuelle et collective. Il faudra mettre quelque chose face à Thatcher-Hayek-Sarko quand ils affirment que la société n’existe pas mais qu’il n’existe que des individus, la famille et des communautés ». Il poursuit en précisant que la gauche devra faire campagne sur quatre thèmes traditionnels - l’emploi, le logement, la protection sociale et l’éducation – et sur les trois nouveaux sujets que sont les délocalisations, la diversité de la France (« répondre au vivre ensemble ») et l’écologie. Vaste programme en perspective...Reste à en connaître les propositions précises.Compte rendu par Sébastien Demaret. |
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| Dernière mise à jour : ( 17-07-2006 ) | |||






À peine installé au Starcooker², Stéphane Israël sort une pochette, rose bien sûr. Dedans, figurent des notes sur le thème du débat : "Au lendemain du congrès du Mans, le PS peut-il (encore) gagner la présidentielle de 2007 ?". Il ne s'en servira pas.
Militant à la section de Créteil (Val-de-Marne), il décortique pour Générations Débats le Congrès du Mans qui s’est tenu du 18 au 20 novembre 2005. Des contributions qui ont débouché sur 5 motions, des 53,7% obtenus par la motion Hollande aux 21% de celle de Fabius-Mélenchon-Lienemann, il passe en revue les rouages du PS. Il explique que la motion de synthèse était prévisible pour plusieurs raisons : François Hollande et Laurent Fabius la souhaitaient, le parti sortait de fortes divisions après le référendum sur la Constitution européenne et le contexte politique dominé par les violences urbaines incitait
à un comportement responsable . Dans cette motion de synthèse, figurent quelques unes des mesures-phares proposées par Fabius, comme la renationalisation d'EDF ou le SMIC à 1 500 euros au cours de la prochaine législature.
campagne interne au PS débouchera en novembre 2006 sur la désignation du candidat par les militants. Celui qui sera investi devra créer une dynamique forte avec ses partenaires de gauche et « être le moins contesté possible ».
Séphane Israël ne doute pas de la capacité de Fabius à obtenir le soutien des militants. Si lui-même a été séduit par celui qui fut le plus jeune Premier ministre de France, c’est pour plusieurs raisons : son identité littéraire, son appartenance à la famille mitterrandiste mais aussi ses convictions bien trempées en matière européenne. « L’Europe ne correspond plus à ce qu’attendent les Français. On voudrait tous un texte constitutionnel normal, c’est-à-dire avec 40 articles et non 400 ! », lance-t-il.
famille et des communautés ». Il poursuit en précisant que la gauche devra faire campagne sur quatre thèmes traditionnels - l’emploi, le logement, la protection sociale et l’éducation – et sur les trois nouveaux sujets que sont les délocalisations, la diversité de la France (« répondre au vivre ensemble ») et l’écologie. Vaste programme en perspective...Reste à en connaître les propositions précises.
